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Motif · Anxiété et angoisse
L'anxiété n'est pas qu'un dérèglement à supprimer. C'est aussi un signal, une manière qu'a le psychisme de dire quelque chose qui ne se dit pas encore autrement. Un travail psychothérapeutique cherche à entendre ce signal, sans pour autant vous laisser sans repères pratiques.
L'anxiété recouvre des expériences très différentes : une inquiétude diffuse et permanente, des attaques de panique qui semblent surgir de nulle part, une anxiété sociale, des peurs précises (phobies), une appréhension liée au travail ou à la performance. Le corps y participe presque toujours : cœur qui s'emballe, souffle court, boule au ventre, tensions, troubles du sommeil. Ces manifestations sont réelles et éprouvantes ; elles ne sont jamais « dans la tête » au sens où on l'entend parfois.
L'anxiété fait partie des motifs pour lesquels plusieurs formes de psychothérapie ont montré une efficacité. Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) disposent sur ce terrain d'une base de preuves importante, en particulier sur la réduction des symptômes à court terme. Les thérapies d'orientation psychodynamique et analytique ont, elles aussi, fait l'objet d'évaluations favorables : une méta-analyse parue dans l'American Journal of Psychiatry (Steinert et coll., 2017) conclut à une efficacité globalement équivalente entre thérapie psychodynamique et traitements de référence. Plus largement, la recherche sur la comparaison des psychothérapies (le « verdict Dodo ») suggère que la qualité de la relation et la personne du thérapeute pèsent souvent davantage que la technique employée. J'en parle en détail sur la page quelle thérapie choisir ?
Autrement dit : il n'existe pas de méthode miracle réservée à l'anxiété, et le plus déterminant est sans doute de trouver un cadre et un praticien avec lesquels un travail devient possible.
Réduire une crise d'angoisse est utile, mais souvent insuffisant si rien ne change en dessous. Un travail d'orientation analytique s'intéresse à ce que l'anxiété vient signaler : une situation qu'on n'arrive pas à nommer, un conflit intérieur, une exigence envers soi devenue tyrannique, une histoire qui se rejoue. Comprendre ce qui se répète, mettre des mots là où il n'y avait que des sensations, cela ne fait pas disparaître l'angoisse d'un coup, mais cela lui retire peu à peu son emprise et sa capacité à revenir.
Il n'y a pas de seuil à atteindre. Si l'anxiété gêne votre sommeil, votre travail, vos relations, ou si elle vous épuise, c'est une raison suffisante. En cas de détresse aiguë ou d'idées noires, il ne faut pas rester seul : vous pouvez contacter le 15, ou le 3114 (numéro national de prévention du suicide, gratuit, 24h/24). Pour les repères de soins du territoire, voir la page santé mentale à Courbevoie.
Je reçois en présentiel à Courbevoie, sur l'Esplanade de La Défense, en français et en anglais. Pour un premier rendez-vous : Doctolib ou 06 51 55 16 94.
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